Quartiers

La place Jemaâ El Fna

Le poumon de la médina n’est autre que la place Jemaâ el Fna, qui fut mondialement reconnue patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2001. Lieu d’échanges commerciaux, la Place est devenue également un espace de spectacles afin de divertir les commerçants pendant leur repos. De jour comme de nuit, les animations se succèdent : les charmeurs de serpent et autres musiciens traditionnels laissent la place le soir venu aux danseuses et aux nombreux restaurants mobiles qui proposent de goûter la cuisine marocaine traditionnelle. La place s’est vue décerner en 2015 le titre du meilleur monument d’Afrique grâce aux votes de millions d’internautes du site TripAdvisor.

La Kasbah : ancienne forteresse almoravide

Percé de l’imposante Porte Bab Agnaou, le quartier de la Kasbah rend hommage à la dynastie des Saâdiens, qui marquèrent la ville du XIVe au XVI siècle, à travers la présence de tombeaux. Egalement proche de la Mosquée de la Kasbah, le Palais El Badi conserve les vestiges de l’influence saâdienne.

Le nord de la médina

Le nord de l’ancienne ville concentre de nombreux monuments historiques : l’incomparable Médersa Ben Youssef, école coranique devenue aujourd’hui musée, la Koubba almoravide, le Musée de Marrakech, vitrine d’expression d’artistes contemporains, la Maison de la Photographie de Marrakech, dans laquelle sont exposés des clichés anciens de la ville. Les nombreuses fontaines publiques, disséminées dans les différents quartiers de Marrakech permettaient d’alimenter les habitants en eau potable. Deux fontaines emblématiques se trouvent également à proximité : la fontaine Mouassine, et la fontaine Chrob ou Chouf, littéralement « Bois et Regarde »…

Guéliz

Bien que l’âme de la ville réside dans la médina, Marrakech est également une ville moderne, disposant de tous les équipements qui en font une ville du XXIe siècle. A partir de 1913, le quartier de Guéliz fut le premier quartier construit en dehors des remparts de Marrakech, à l’ouest de la Médina au temps du protectorat français. Le nom de Guéliz proviendrait du gros rocher, El Gueliz, située non loin dans la vaste plaine de Marrakech. Sur ce rocher au schiste noirâtre venait selon la légende prier Sidi-Bel-Abbès Es-Sebty, protecteur des commerçants, qui figure aujourd’hui parmi les sept Saints de Marrakech. Lors de l’occupation de la capitale du sud en 1912 par les Français, les autorités remarquèrent la position stratégique exceptionnelle que ce rocher offrait d’un point de vue militaire. Une citadelle y fut alors établie, avec un camp de garnison à proximité. Au début de 1913 alors que jailli l’idée de fonder un centre européen à proximité de Marrakech, le choix de l’emplacement s’imposa de lui-même. Pour des raisons de sécurité, la ville nouvelle s’implanta près du camp militaire. Mais El Guéliz offrait également l’avantage d’être à l’intersection des routes de Casablanca, des ports du Sud et de la région du Sous. Une anecdote montre l’attachement des Marrakchis pour leur patrimoine floral : il était interdit à tout constructeur d’arracher les palmiers se trouvant sur son terrain fraichement acquis. Une dérogation était possible au cas par cas, et s’il s’engageait alors à replanter trois arbres. Sous l’impulsion du général Lyautey, de grandes avenues, droites et larges ont été bâties, tout en respectant les influences culturelles architecturales d’origine. En limitant les constructions à trois étages, le panorama du paysage fut volontairement sauvegardé. Les deux villes, ancienne et nouvelle, sont unies par une même identité, celle de la ville ocre. Centre administratif et économique de Marrakech, en accueillant la plupart des sièges des institutions et des entreprises, Guéliz concentre aujourd’hui également l’activité culturelle, avec le Palais des Congrès, le Théâtre Royal et quelques instituts culturels. C’est aussi un lieu propice à la détente avec ses larges terrasses de cafés et ses nombreux magasins de shopping.

Le Mellah

L’ancien quartier juif de Marrakech concentre le somptueux Palais Bahia, qui date du XIXe siècle, ainsi que les Musée Dar Si Said et Musée Tiskiwin, qui conservent le patrimoine culturel marocain et plus spécifiquement berbère pour le second. S’y trouve en outre la place Rahba Kedima, l’ancien marché aux esclaves, entourés aujourd’hui de nombreuses échoppes d’épices. Les visiteurs pourront également sentir les traces de l’occupation de ce quartier par les populations juives, en découvrant synagogues et cimetière juif. La présence des Juifs au Maroc remonte à 2500 ans, et a été renforcée par les vagues d’immigrations successives de réfugiés provenant notamment d’Andalousie. Fuyant la Reconquista des rois catholiques, les Juifs d’Andalousie ont ainsi afflué de manière importante au Maroc à partir du XVe siècle. Le Mellah de Marrakech fut construit en 1558 sous le règne de Moulay Abdallah, offrant à la population juive qui fuyait l’Espagne, un quartier sécurisé au cœur de la médina, tout en profitant de leurs talents d’artisans en contrepartie. Occupant 18 hectares, les maisons facilement reconnaissables par leur balcon et les échoppes sont présentes dans d’étroites ruelles, le tout encerclé de hauts murs qui séparaient les communautés juives et musulmanes, tout en leur laissant une libre circulation. Dans les années 1960, la plupart des juifs installés dans le Mellah de Marrakech ont quitté le royaume pour rejoindre Israël. De ce fait, la vie du quartier fut totalement bouleversée par le départ de ses habitants aux savoirs ancestraux, et les maisons laissées à l’abandon. Ce patrimoine en dégradation fait actuellement l’objet d’une importante réhabilitation par la ville de Marrakech, dans le respect de la philosophie architecturale. Une communauté juive d’environ 200 personnes vit encore aujourd’hui en bonne harmonie avec ses voisins musulmans. De nos jours, seuls la tradition culinaire et l’artisanat subsistent pour rappeler l’existence des Mellah dans toutes les grandes villes du royaume. Non loin de la Place de Ferblantiers, vous trouverez un souk aux bijoux, un souk aux vêtements et aux tissus et un souk aux épices.

Bab Doukkala

Dans le quartier Populaire de Bab Doukkal se tient chaque matin un marché de produits agricoles. En 2005 y furent construite sept tours, à l’extérieur des remparts, en hommage aux septs Saint qui veillent sur la cité ocre. Point de passage entre l’ancienne et la nouvelle ville Guéliz, on y trouve également la gare routière de Marrakech. D’importants travaux de réaménagement et de réhabilitation vont avoir lieu afin de redonner plus d’espaces de vie aux habitants, modifiant profondément son aspect.

L’Hivernage

L’Hivernage est un quartier récent, construit sous l’impulsion du roi Mohammed VI notamment dans les années 2000. Situé au sud ouest du Guéliz, l'avenue Mohammed VI en constitue le cœur. Cette longue avenue bordée de verdure fut récemment prolongée jusqu'à rejoindre les remparts de l'Agdal. L’Hivernage nait de la construction du premier casino et des quelques hôtels implantés pour permettre, par ces équipement, un essor touristique à la ville dans les années 30. Ce quartier résidentiel abrite de nos jours de nombreuses somptueuses demeures privées et regroupe la plupart des grands hôtels de Marrakech, ainsi que des lieux festifs.

La Palmeraie

La Palmeraie dont le tour est de 22 Km, est très connue à Marrakech. Elle fait 13 000 Hectares et comporte environ 150 000 palmiers et quelques hôtels.

Les visites guidées thématiques

Pour avoir une idée de la richesse de l’artisanat marrakchi et vous rendre compte du savoir-faire de ses 20 000 artisans et de ses 40 corps de métiers
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