Histoire de la cité

« Perle du Sud », Marrakech est baignée toute l’année d’un soleil revigorant. Des somptueux palais aux souks multicolors, de la célèbre Place Jemaâ El Fna aux Jardins de la Ménara, des mosquées aux medersas, de la médina à la ville nouvelle, elle est à la fois authentique, mythique, mystique et magique.

L’origine du mot « Maroc » provient de « Marrakech », Mraksch (la ville). Ce mot s’est progressivement transformé - en Morocco, Maru-eco, …- et fut ainsi utilisé dans tout le pays.

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La dynastie Almoravide

Marrakech fut fondée en l’an 1062 par Youssef Ibn Tachfin, premier souverain de la dynastie almoravide. Simple campement de caravaniers, la ville devient un important centre culturel, commercial, et religieux qui rayonna sur tout le Maroc, l’Andalousie et l’Afrique noire, grâce notamment à la construction de nombreuses mosquées et medersas (écoles coranique). Marrakech est alors élue capitale du royaume.

C’est aussi à cette période que débuta la plantation de la Palmeraie. La légende raconte qu’en mangeant des dattes, Youssef Ibn Tachfin répandit les noyaux des fruits, qui trouvèrent là un sol fertile pour s’épanouir et aboutir par la suite à des palmiers.

Le fils de Youssef Ibn Tachfin, Ali Ben Youssef voulut protéger la ville des attaques et fit construire des remparts sur plusieurs kilomètres.

La dynastie Almohade

En 1147, Abd El-Moumen, fondateur de la dynastie des Almohades, fit le siège de Marrakech pendant neuf mois, et s’empara de la ville.

Les principaux édifices de Marrakech furent rasés. Les Remparts, et le minaret de la Koutoubia seront épargnés.

Durant le règne des premiers rois almohades, « la ville rouge » sera la capitale d’un empire prospère. Ils construisirent ainsi de nombreux palais édifices religieux, comme par exemple la célèbre mosquée de la Koutoubia.

La dynastie Mérinide

A la fin du XIIIe siècle, Marrakech fut conquise par les nomades mérinides. La ville fut alors abandonnée par ses hommes de lettres et artisans, au profit de Fès, rivale depuis toujours, qui devint la capitale.

La dynastie Saâdienne

Au début du XVIe siècle, Marrakech retrouve une place centrale en redevenant la capitale du royaume. Elle renoue également avec la prospérité et la beauté, grâce au sultan saâdien Ahmed El-Mansour, qui fit construire entre autre le Palais El-Badii, une réplique de l’Alhambra d’Andalousie, ainsi que les tombeaux saâdiens.

La dynastie Alaouite

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A la fin du XVIIe siècle, la dynastie alaouite succéda aux Saâdiens. Le trône fut successivement transféré à Fès puis Meknès, nouvelle ville impériale.

Au XIXe siècle, seul Moulay El-Hassan 1er donna à Marrakech un peu de prestige.

Au début du XXe siècle, Marrakech connu quelques années de guerre civile. Le 30 mars 1912, le traité de Fès fut signé : il instaure l’installation d’un protectorat français au Maroc, commandé par le Général Lyautey.

Durant cette période, Marrakech fut gouvernée par le pacha El Glaoui. Avec l’aide des Français dont il devient un fervent sympathisant, il réprime les insurrections des tribus berbères et devint un des hommes les plus influant du Maroc.

Marrakech fascine artistes, écrivains et membre de la haute aristocratie mondiale. En 1931, le peintre Jacques Majorelle y installe son atelier. Dès 1935, Winston Churchill y séjourne régulièrement pour peindre et parle dans ses mémoires de « sa bien-aimée Marrakech ». De nombreuses célébrités tombées sous le charme de Marrakech ont largement contribué au rayonnement international de la ville.

En 1956, le retour d’exil du roi Mohammed V sera fêté à Marrakech comme dans tout le reste du pays. Cet événement marque également l’indépendance du royaume du Maroc.

Hassan II puis Mohammed VI, le roi actuel du Maroc, lui succèderont.

Si Marrakech perd définitivement tout pouvoir politique, la ville de vient un centre culturel majeur et une vitrine du Maroc, qui accueillera bientôt des millions de touristes désireux de découvrir les traditions ancestrales du royaume.

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