L’ART DE VIVRE MAROCAIN

Le cèdre

Tout comme l’arganier, le cèdre fait figure d’arbre emblématique au Maroc. La cédraie la plus réputée et la plus dense est sans conteste celle de d’Azrou, même si on trouve cet arbre dans les forêts du Moyen-Atlas et du Haut Atlas. D’une hauteur pouvant atteindre les quarante mètres, le cèdre du Maroc diffère de son cousin du Liban en cela que ses branches sont plus courtes. Il a accompagné au fil des siècles l’histoire du royaume et des différentes dynasties qui s’y succédèrent. Les architectes et menuisiers marocains n’ont cessé de lui rendre hommage par les édifices et objets d’arts et du quotidien qu’ils lui consacrèrent. Si l’on peut encore aujourd’hui apprécier des chefs d’œuvre en cèdre datant de plusieurs siècles, c’est grâce à son immense résistance au temps, qui s’explique notamment par les essences puissantes que le bois dégage, agissant comme un répulsif à insectes. Dès le Ixe siècle, apparait avec les Idrissides, un style de boiseries s’inspirant de l’Orient, où dominent de grandes feuilles persanes. Du XIe au XIIIe siècles, les Almoravides et les Almohades introduisent l’art hispano-mauresque. Mais le travail de ce bois, facile à modeler, atteint véritablement son apogée entre le XIVe et le XVe siècles. Le cèdre est partout, aussi bien dans les édifices civils (palais, hôpitaux, etc.) que dans les monuments religieux (medersas, zaouïas, mosquées, etc.). Les maisons sont également investies : tables, banquettes, coffrets à bijoux, plafond, le cèdre est un matériau très prisé, y compris pour les objets du quotidien. Des ouvrages modernes comme la Tour Hassan de Rabat ou la Mosquée Hassan II de Casablanca utilisent encore aujourd’hui cet « or vert », permettant aux Maâlems (maitre artisans) d’exprimer leur art et leur créativité.

Hospitalité marocaine

L’hospitalité au Maroc, c’est sacré. Lorsqu’une famille reçoit des invités, ils se voient confortablement installés dans le grand salon réservé pour l’occasion sur de grands sofas. Après le service du traditionnel thé à la menthe, qui respecte un process bien précis qui fait la fierté des hôtes, souvent accompagnés de douceurs, vient le moment du copieux repas. Dans un plat unique, tous les convives partagent le délicieux repas préparé par la maitresse de maison. Il commence par une invocation à la grâce de Dieu, "Bismillah", puis se termine un "Hamdullilah" (marque de reconnaissance à Dieu), une fois que la « Baraka » vous empêche de manger davantage. Le repas est dégusté à l’aide de la main droite qui tient le pain pour ainsi piocher dans le plat. La main gauche est à proscrire : considérée comme impure, elle sert généralement à la toilette du corps. Si vous n’avez pas l’occasion d’avoir un contact direct avec les familles marrakchies, vous ressentirez tout de même l’hospitalité de la part des commerçants de la médina. Cela peut prendre différentes formes : un verre de thé que l’on vous offre ou encore le partage du plat qu’il est en train de déguster. Refuser est perçu comme une offense, alors laissez vous tenter par le délicieux parfum du thé combiné à la menthe. C’est aussi l’occasion de faire de belles rencontres et d’en apprendre plus sur la culture marocaine.

Les calèches

ce mode de transport qui a traversé le temps en raison de son adaptation au réseau viaire de la Médina, a donné lieu à un moyen de distraction et de promenade pour les touristes avides de découvrir Marrakech ay rythme d’un mode de transport ancien. Plusieurs calèches richement décorées sillonnent, à la fois, les ruelles de la Médina, et les sentiers d’oliveraie et de la palmeraie pour faire désormais partie d’un décor et des curiosités les plus expressifs de Marrakech.

Le thé à la menthe

Le rituel du thé à la menthe est une tradition incontournable au Maroc. En même pas 150 ans, le thé, distribué par les Anglais qui en détenaient le commerce, fut adopté à Tanger avant de faire le tour du monde arabe. L'art du thé est presque aussi cérémoniel qu’au Japon. Chaque région du Maroc a sa méthode d’élaboration, même si l’infusion de feuille de thé noir dans une eau bouillante, à laquelle on ajoute par la suite des feuilles de menthe reste la préparation de base. D’importantes quantités de sucre sont ajoutées, fruit d’une tradition touareg pour lutter contre une chaleur extrême provenant du désert. La consommation de thé nécessite un plateau de cuivre et le matériel à thé (une théière, des verres à thé, une boite à thé, une boite à sucre, une bouilloire). Le maître de maison goûte le thé, et le sert en utilisant simultanément deux théières pour remplir les verres en versant le breuvage de très haut. Toute occasion est bonne pour faire le thé au cours de la journée, et il est consommé à toute heure. C’est la boisson du petit-déjeuner, mais aussi celle que l’on offre aux invités. C'est l'expression la plus raffinée de l'hospitalité arabe. Il peut être également servi avant le repas, en guise de mise en bouche. Après un repas, c'est le temps du bavardage et du bien être.

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