L’ARTISANAT À MARRAKECH

L’art marocain peut être classé en deux catégories : le citadin et le rural. Le premier est imprégné de traditions importées d’Orient ou encore de l’Espagne musulmane. L’influence orientale se perçoit notamment dans les tapis, les étoffes, et les broderies, alors que l’apparat andalou se voit encore dans les arts de la céramique, du métal, du bois et du cuir. Les arts ruraux ou berbères ont un aspect plus dépouillé. Les objets ont souvent une fonction utilitaire : mobilier, outils, ustensiles, indispensables à la vie quotidienne et quelques parures pour les fêtes de la communauté.

Le bois

Le travail du bois est considéré comme un art raffiné au Maroc, qui requière beaucoup de minutie et de patience. La présence de nombreuses espèces d’arbres en abondance surtout au niveau des vallées et des montagnes, telles que cèdre, pin, hêtre, olivier, citronnier, a rendu possible cette forme d’artisanat de se développer.

La poterie

Au Maroc, cette tradition séculaire s’est élevée au rang d’un art rarement égalé. Les trois principaux pôles de production de poterie et de céramique au Maroc sont représentés à Fès, Safi et Salé.

La poterie est bien évidement visible à travers l’un plat national : le tajine. Ce mot désigne tout à la fois la préparation culinaire, mais aussi le récipient en terre cuite, dont la forme varie en fonction des régions du pays. Les tajines de la vallée de l’Ourika, sont particulièrement réputés.

Les tapis

L’art du tapis s’est enrichi de toutes les créations dues aux artisans des différentes communautés qui ont peuplé le Maroc, et de toutes les dynasties qui se sont succédées. Chaque région marocaine confectionne des tapis possédant des caractéristiques propres. Variant selon les grosseurs, les couleurs, les matières, les motifs, la fabrication de tapis est une tradition populaire au Maroc.

Les tapis sont présents dans tous les foyers marocains, habillant le sol.

Les métaux

Les bijoux sont surtout utilisés par les femmes. Pour ces dernières, le bijou est un complément essentiel de leur tenue de fête. Les hommes, quant à eux, portent le plus souvent des bijoux en argent.

Outre la bijouterie, le travail des métaux comporte essentiellement la ferronnerie, le damasquinage (originaire de Syrie, il consiste à incruster fans le métal des fils lisses en argent et en or), la dinanderie (pièce emboutées), et le travail du maillechort (alliage de cuivre, de zinc et de nickel, dont l’éclat blanc rappelle celui de l’argent).

Les métaux utilisés dans tous ces métiers sont l’argent, le cuivre et leurs dérivés.

Les tissus

Le tissage fait son apparition au Maroc dès 1500 av. J.C. Depuis, le textile, servi par une très grande diversité de matériaux, et le fleuron de l’artisanat marocain. Les textiles des tribus sont parmi les plus éblouissants et les plus impressionnants du continent africain. Les variations rythmiques des motifs, les vibrations des couleurs, la variété des textures et le pouvoir qu’ils dégagent les rendent uniques en leur genre.

Des vêtements traditionnels :

Malgré les nombreuses influences occidentales, chaque habitant possède dans sa garde robes des habits traditionnels marocains, toutes classes confondues :

  • Le Caftan : Portée par les femmes, ce vêtement d’origine orientale est une sorte de manteau ample et long, fait de velours ou de brocard.

Le caftan marocain est unique au monde grâce à ses origines à la fois romaine, de l'Andalousie mauresque mais aussi grâce au génie artisanal marocain.

  • La Takchita : La takchita est une autre version du caftan marocain : elle est composée de deux pièces minimum, la tahtiya, qui est un caftan, et la fouqia ou dfina qui est un caftan ouvert et souvent transparent. Des ceintures richement travaillées appelées "Mdamma" viennent souligner la taille.
  • La Djellaba : Cette longue robe ample, souvent pourvue d’un capuchon et de manches longues, faite de laine, de coton ou de soie est aussi bien portée par les hommes et les femmes.

Chez les femmes marocaines, les djellabas se distinguent par la profusion de couleurs, de motifs et de broderies.

  • La Chèche : Foulard d'environ 4 à 8 mètres de long,  il est porté notamment par les Touaregs, et en Afrique du nord en général. Les hommes l'enroulent sur la tête et le visage, pour se protéger du soleil, du vent sec et du sable du désert.
  • La Gandoura : Cette tunique longue d'origine berbère est dépourvue de manches et de capuchon. Elle est portée traditionnellement au Maghreb.
  • Le Jabador : D’origine romaine, cette étoffe est enroulée autour du corps et maintenue à la taille par une ceinture et fixée sur les épaules par des fibules.
  • Le Haïk : Grande pièce de laine ou de coton d’environ 5 mètres sur 1,6 mètres, qui dissimule à la fois le corps et le visage des femmes.

Pour avoir une idée de la richesse de l’artisanat marrakchi et vous rendre compte du savoir-faire de ses 40 000 artisans

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